Quatre espèces, un seul point dans El Paraíso
Il y a des matins où la finca El Paraíso se montre généreuse sans prévenir. Carlos Andrés Matas Contreras longeait le kiosque quand il tomba sur quelque chose que l'on ne voit pas tous les jours : une ararauna avec son bleu électrique et une guacamaya cheja perchées au même endroit, accompagnées d'un tucán et d'un écureuil qui complétait le tableau comme si personne n'avait la moindre raison de s'en aller.
Quatre espèces différentes, un seul lieu, au même instant. Carlos n'hésita pas : il sortit son téléphone et enregistra deux vidéos qui font désormais partie des archives officielles de la Fundación Loros. Il n'existe pas meilleure preuve que celle-là — l'image paisible d'un coin de la réserve étant exactement ce qu'il devrait être.